Même s’il a pris sa retraite le 28 mars dernier, Jean Dumont, est loin d’être un adepte de la chaise berceuse. A preuve, il entend réaliser une randonnée transcanadienne en vélo qu’il entreprendra le 10 mai prochain à Vancouver pour rallier Lévis le 10 juillet. S’inscrivant dans un cheminement personnel et spirituel, le cycliste de 62 ans dédie cette épopée à la cause de la Maison de soins palliatifs du Littoral.

Celui qui a œuvré pendant 41 années comme technologue en radio oncologie à l’Hôtel-Dieu de Québec est fortement sensibilisé aux affres causés par le cancer et les soins en fin de vie. Même si cette aventure n’aura rien d’une randonnée au dépanneur, sachez que Jean Dumont est prêt mentalement et physiquement. Il faut savoir qu’il a déjà réalisé en 2005 une randonnée en vélo avec des collègues de travail de Goose Bay à Lévis alors que les dons ont été dirigés vers la recherche sur le cancer. Sans oubliez qu’il s’est toujours rendu de son domicile de St-Nicolas à l’hôpital Hôtel Dieu de Québec…en vélo! Bref, ce cycliste émérite roule près de 6 000 km annuellement.

Vous pourrez suivre les péripéties de cette randonnée Vancouver-Lévis chaque semaine avec la collaboration de sa conjointe, Denise Hayfield, dans cette page. Vous serez également en mesure de l’encourager en faisant un don en ligne à la Maison de soins palliatifs du Littoral en suivant le lien placé dans cette page.

Nos meilleurs vœux de succès accompagnent Jean Dumont et nous vous invitons à l’encourager.

Mardi le 10 Mai (JOUR 1)

Jean s’est envolé de Québec à 5h30 ce matin (il était content d’entreprendre ce voyage qu’il prépare depuis un an et demi déjà). Le vol s’est bien déroulé. Il est arrivé à 9h30 à Vancouver. Tous les bagages étaient intacts à la grande joie de Jean. Après avoir réinstallé roue, guidon, pédales, remorques, sac de Bob et sacoches, il est parti chez MEC pour prendre possession de sa commande (bonbonnes de Gaz, répulsif ours…) et par la suite, il a fait une première épicerie.

Durant la journée, il a éprouvé des difficultés avec la communication réseau de Vidéotron (il a communiqué avec eux). Le problème semble résolu. Ce soir, il campe à Livingstone (50 km de Vancouver). Il m’a téléphoné à 8h30 (notre heure). Il était de bonne humeur, positif et en grande forme.

Mercredi le 11 Mai (JOUR 2)

Départ ce matin à 7h30, arrivée à 14h. Jean campe à Hope. Il a roulé 114 km aujourd’hui à 20km/h. Superbe température.

Jeudi le 12 Mai (JOUR 3)

Journée très difficile aujourd’hui: départ à 7h et à 13h il avait roulé que 50 km dont 30 km de montée souvent à 5 km/h, beaucoup de camions, arrêt d’une heure pour s’alimenter et en p.m. 3 côtes de 3 à 4 km, en plus de franchir des tunnels anti avalanches en montée dont l’accotement était souvent rempli de sable (il dérapait souvent). Il m’a dit qu’il fallait être concentré tout le temps et que c’est la pire journée de vélo de sa vie. Ça lui a pris toute son expérience de vélo pour gérer cela.  Il est arrivé à Merritt à 18h après avoir roulé 126 km, fatigué, mais le moral est bon.

Vendredi le 13 Mai (JOUR 4)

Ce matin, Jean m’a dit qu’il essayerait, aujourd’hui, un trajet qu’il vient de découvrir et qui semble plus facile que le trajet initialement proposé pour cette journée (beaucoup de montées et des descentes).

Ce soir, il me dit qu’il a parcouru les 40 premiers Km sur une route tranquille, une auto aux 10 min., pas de maison, pas de magasin, pas de réseau, mais un paysage magnifique. Il a par la suite rejoint une route plus passante et a dû affronter pendant une quarantaine de km un fort vent de face. Il a terminé sa journée de vélo par une côte de 3 km à 5 km/h. Se sentant fatigué, il a décidé de se permettre une gâterie (coucher au motel ce soir à Kamloops) et demain, il prend sa première journée de repos (JOUR 5) donc pas de tracé.

Samedi le 14 Mai (JOUR 5)

Jean a quitté le motel  en a.m. pour rouler 20 km à l’est de Kamloops. Il a tenté à cet endroit pour la journée: lavage, approvisionnement, lecture, méditation…

Dimanche le 15 Mai (JOUR 6) 100 Km

Jean s’est levé à 5h30 et était prêt pour le départ à 7h (la préparation du matin et du soir 1h1/2).  Jean m’a téléphoné avant d’enfourcher son vélo. Il était de bonne humeur, en pleine forme.

À 9h, il s’est arrêté pour une collation et il avait 37 km de franchis. À 10h, il a terminé de monter la 1iere côte après Chase. À 12h,  il avait roulé 71 km depuis le matin. Après le dîner, il lui restait 21 km à faire.

Il est arrivé au camping de Salmon Arm à 14h30 en pleine forme. Température au matin à Kamloops: 5 C. et 24 C en p.m. à Salmon Arm. Parcours de difficulté moyenne sans vent. Je ne vous décrirai pas tout ce qu’il a préparé pour son souper, mais en l’écoutant me décrire ce qu’il avait cuisiné, j’aurais bien aimé m’assoir à sa table…..

Lundi le 16 Mai (JOUR 7)

Jean est parti de Salmon Arm à 7 h et peu après le départ : crevaison du pneu de la remorque (changement de pneu et réparation de la chambre à air: une broche de carcasse de pneu de camion avait perforé le pneu). Il a parcouru 103 km et il est arrivé à Revelstoke (camping Koa) à 16 h. Il roulait avec un petit vent de dos et le parcours était semblable à celui d’hier au niveau de la difficulté. Il se sent bien, l’énergie est au rendez-vous. Il mentionne que la ville de Revelstoke est entourée de montagnes dont le sommet est enneigé (c’est magnifique dit-il).

Hier, j’ai oublié de vous faire part que Jean a vu dans un même secteur 10 à 15 urubus à tête rouge (rapace diurne) perchés sur des poteaux d’électricité. Par la suite, il a côtoyé 3 chevreuils sur le bord de la route et pas d’ours à ma grande joie.

Mardi le 17 Mai (JOUR 8) 83 km

Jean a choisi une autre façon de procéder pour transmettre le tracé car Track my trip consomme beaucoup d’énergie sur le cellulaire et dans les parcs nationaux, le réseau n’est pas toujours disponible. Donc, je ferai le tracé quotidien avec les données que Jean me communiquera.

Déjà une semaine que Jean est parti pour l’ouest canadien. Le groupe de vélo V.Q s’est agrandi depuis son départ. Alors, aux nouveaux arrivants, je vous fais part que Jean a choisi de faire une levée de fonds pour la Maison de soins palliatifs du Littoral (Lévis).
Celle-ci existe depuis 5 ans et permet aux gens de vivre une fin de vie dans le respect et la dignité. Vos dons sont les bienvenus. Pour faire un don. Il suffit d’aller sur le site: www.mspdulittoral.com et de cliquer sur la photo de Jean, vous aurez accès au courrier quotidien de la randonnée depuis le départ et pourrez aussi faire un don en cliquant dans l’espace en bas de la page : Je donne pour la randonnée canadienne de Jean Dumont.

Ce matin, Jean est parti de Revelstoke à 8 h. Après 2 h de route, il avait franchi 25 km en montée. À 12 h, il était rendu à 43 km de parcouru toujours en montée avec 3 tunnels anti-avalanche de 200 à 300 m. (lumières clignotantes et il se donne au max pour les franchir). Il lui restait 19 km pour arriver à Illecillewaet Campground toujours en montée. Tout au long du parcours, il prend des pauses pour s’hydrater et se réénergiser.

Enfin arrivé à Illecillewaet Campground: Surprise le camping est fermé. Toutefois, il rencontre un employé du parc. Jean lui mentionne qu’il avait consulter le site Web qui indiquait que le parc était ouvert depuis le 1er mai. Celui-ci lui répond que le parc est resté fermé car il y a trop de neige dans les sentiers. Ce dernier lui dit qu’il y a un camping rustique à environ 8 km. Pas découragé, il poursuit sa route. En chemin, il arrête à un bureau d’information. La personne l’informe qu’il ne peut camper à cet endroit, cela n’est pas toléré par les rangers car c’est un endroit pour pique-niquer. Cependant, elle prend le temps pour voir s’il pourrait avoir une autorisation. Merveilleux, il est autoriser à camper. Tout s’arrange. Avant de partir, il s’approvisionne en eau. Toutefois, elle le prévient qu’il y a des ours dans le secteur (Jean pense déjà qu’il va dormir d’un sommeil léger) et que le lieu est plutôt à 15 km. Il continue et heureusement il arrive à une côte qu’il descend pendant 10 km à 40km/h (franchit 5 tunnels anti-avalanches bien éclairés) et le voici arrivé à 17h30 à Beaver Valley Picnic (c’était 18 km et non 15 km). Une belle table à pique-niquer en pin, une toilette neuve pas encore utilisée qui se barre (pas d’eau). Hé oui! L’idée vient de germer dans ses pensées: Quoi de mieux qu’une toilette comme lieu sécuritaire contre les ours. Alors, ce soir, il campe dans une toilette dont la porte laisse un espace de 6 pouces dans le bas. Si une patte d’ours se présente, il est muni d’un Bear Banger et en dernier recours de poivre de Cayenne. Aujourd’hui, il a roulé 83 km et plus de 1000 à monter ce qui est plus que le trajet projeté ce matin. Journée avec des montées à n’en plus finir.

Mercredi le 18 Mai (JOUR 9) 65 km

Jean a bien dormi, n’a pas eu de visite d’ours. Toutefois, il a dû dormir avec son filet anti-moustiques car la région pullule de moustiques. Il est parti à 6h20  pour débuter sa journée par une première cote de 10 km (après 5 km, changement de fuseau horaire 2 heures de décalage avec nous au lieu de trois). Après les montées, tout naturellement les descentes. Elles étaient à-pic, parfois sinueuses, parfois droites avec un 8 % de dénivelé.  Il atteignait facilement 50 km/h et devait freiner intensément pour réduire la vitesse à 35-40 km.

Heureusement, il a parcouru les 28 derniers km sur une route avec peu de dénivelé. Il est arrivé à Golden à 11h30 (nouvelle heure). Ce soir, Jean couche dans un motel (jour de gâterie) demain, lavage, approvisionnement, détente….. Demain soir, il couche au motel (Hé oui! encore une gâterie) pour faire le plein d’énergie car après Golden des montées avec des dénivelés élevés (plus de 1000 m) et il annonce de la pluie. Donc, Jour 10, pas de tracé et congé pour moi aussi.

Vendredi le 20 Mai (JOUR 11)

Ce matin, Jean est encore émotif. En parlant avec lui, nous avons revu l’ensemble de la situation, ventiler les émotions, discuter des stratégies à utiliser et recadrer le tout. Jean sait qu’il doit focusser sur l’instant présent pour ne pas laisser l’esprit s’affoler. Toute sa concentration doit être, à placer tout son poids sur une pédale et à tirer sur l’autre en même temps. Ainsi, s’amorce le rituel de la journée. Il est parti de Golden à 6h30 (heure de l’ouest (h.o.)) plus encouragé que la veille.

Il m’a téléphoné après les premiers 15 km en montée (montée, montée, montée…). Il était calme. Il sentait beaucoup de puissance dans ses cuisses. Il était très encouragé et positif. Il venait de franchir une portion de route ou la pente est escarpée (sur 4 km il roulait à 4km/h, 5km/h) avec peu d’accotement bordé par un muret. Par la suite, il affronte des montées à n’en plus finir (grands efforts…) jusqu’à Field (58 km de franchis) qu’il atteint à 11h50 (h.o). Il devait camper au Parc national Yoho ou dans un gîte selon le niveau d’énergie. Le Parc est exceptionnellement fermé (trop de neige dans les sentiers). Il s’informe à un bureau touristique à Field des disponibilités des terrains de camping à Lake Louise. Résultat: rien de disponible. Jean décide de poursuivre sa route car il se sent énergique. Il désire atteindre Banff où il sait qu’il peut camper.  Il arrive à Lake Louise après un 26 km additionnels en montée dont une cote de 6 km avant Kicking Horse (frontière dans les Rocheuses entre le Parc national Yoho (BC) et le Parc national de Banff (AB)).  En cours de route, il remarque au loin quelques autos arrêtées sur le bord de la route. Donc, vigilance. Il arrive derrière l’auto arrêtée devant lui. Le conducteur de l’auto baisse sa vitre et lui cri: A BEAR. À sa droite, en bordure de la route à 15 à 20 pieds de Jean, un ours qui renifle le sol. Le conducteur lui demande s’il veut qu’il fasse une barrière entre Jean et l’ours avec son auto afin qu’il puisse passer. Jean le remercie, mais n’en sent pas le besoin car l’ours a l’air bien affairé à flairer la végétation. Jean arrive à Banff après 142 km. Toutefois, il lui reste une cote de 2 km à parcourir pour arriver au camping. Arrivée au camping à 6h18 (h.o) le soir après avoir roulé 144 km avec 1,584 m de montée et un vent de face depuis le 67e km jusqu’au 144e km. Heureusement, entre Lake Louise et Banff le parcours était majoritairement en descente. Il a roulé sur son vélo pendant 9 h 34 m pour arriver presque 12 h plus tard que le départ du matin à sa destination.  Il se sent très bien. Celui-ci  monte sa tente et prépare son souper avec enthousiasme.

QUELLE JOURNÉE…!

QUE D’ÉMOTIONS….!

Jean a fait l’expérience lors des deux derniers jours de la différence entre un jour de repos (où l’esprit avait le temps de vagabonder) et un jour de vélo exigeant (où il n’existe que l’instant présent)

Samedi le 21 Mai (JOUR 12)

La nuit dernière, Jean s’est réveillé à 3h12. Il entendait un bruit comme un grognement. Aux aguets, il porte plus attention au bruit. Est-ce un ours qui renifle? Il attend. Il écoute. Soudain, il entend un bruit de fermeture éclair et constate que le bruit qui ressemble à un grognement provient d’un campeur qui ronfle. Houf! …. Soulagement !

Jean se sent bien, pas de courbatures. Il a quitté Banff à 7h45 (h.o). Il faisait 2 C. Donc, il part habillé comme à l’automne: gant, passe montagne, gilet chaud, manteau, pantalon long, couvre chaussure. Premier arrêt pour une collation à Canmore (22 km). En après-midi, il fait 6 C. Le vent est de côté. Jean sent un peu moins d’énergie et d’endurance. Il croise plusieurs chantiers de construction sur la route. Le parcours est principalement en descente sauf une montée de 4 km. Il arrive à Calgary West Campground à 4h20. Il a roulé pendant 6h29 min. et se sent bien. Il monte sa tente, soupe et la pluie commence à tomber.

Dimanche le 22 Mai (JOUR 13)

Jean a dormi 11 h la nuit dernière, cela compense pour la nuit précédente ou il s’est fait réveiller à plusieurs reprises par un mammifère ronfleur.
L’agente à la cartographie est en congé aujourd’hui (donc pas de tracé du jour 13). La rédactrice en chef (c’est plaisant, on peut se donner des titres et cela n’a pas d’importance) à une journée allégée (bref récit) car son amoureux fait du cocooning aujourd’hui. Il a plu toute la nuit à Calgary et il a neigé cet a.m. Jean a dû déneiger sa tente à quelques occasions. Donc, le départ est reporté à demain.

Heureusement, la préposée aux photos est encore disponible. (voir photos de la tente avec la neige).

En fin de compte, le récit n’est pas si bref que cela. Je pense que la rédactrice en chef en moi, c’est fait plaisir en composant ce texte. Je vous laisse car je suis aussi préposée à l’entretien paysager, l’entretien ménager, à l’entretien des petits animaux……

Lundi le 23 Mai (JOUR 14)

Départ difficile. 7 h du matin, il pleut, il fait 3 C (ressenti -3 C), possibilité de neige. Jean est découragé p/r aux conditions météorologiques. Pendant deux heures, il nage dans les eaux troubles. À 9 h, il décide: je m’essaie. Il démonte la tente à la pluie et au froid. Il est prêt à partir et constate que le pneu arrière est mou (la pression est à 20 alors qu’habituellement, elle est à 80). Est-ce un problème de valve ou un “slow flat“…? Il regonfle le pneu et se dit que le temps va lui donner la réponse. C’est le départ. Il pleut et fait froid.  Premier arrêt, chez MEC pour approvisionnement (bonbonnes de gaz….). Sortir de la ville, c’est pas évident et cela prend du temps.. Le trajet suggéré, n’est pas facile à retrouver sur la route. Jean se trompe à quelques reprises. Heureusement, qu’il a son cellulaire pour voir sa position. Dans l’après-midi, il roule pendant 10 km sur une route sans accotement (passablement stressant). Il arrive à Strathmore à 6h30 après avoir roulé 78 km à la pluie et au froid avec un vent de côté, il décide de coucher au chaud au motel ce soir.

Mardi le 24 Mai (JOUR 15)

Le matin, Jean constate que la pression du pneu arrière est redescendue à 30: slow flat . Il répare la crevaison. Température le matin 4 C  T ressenti 2 C. La boîte à surprise s’ouvre une deuxième fois: la roue arrière est voilée, un rayon est cassé. Le réparateur de vélo le plus proche est à Medecine  Hat (246 km). Il téléphone à son réparateur de vélo de Lévis pour savoir s’il peut essayer de rouler ainsi. Ce dernier lui dit qu’il devrait probablement être capable de se rendre au réparateur. Toutefois, il doit éviter le plus possible les secousses sur le vélo. Jean téléphone au réparateur de Medecine Hat pour lui expliquer la situation (Jean devrait arriver demain en p.m.). Celui-ci lui réserve du temps pour la réparation (il est mis en priorité). Le vrai départ a lieu à 8 h 45. Vent du nord-est à 10 km/h en a.m. qui change en p.m. à 10 km/h nord-ouest. Paysage vallonné.  À 10 h 45, il a roulé 34 km. Tout va bien et la température est clémente. À 12 h15, il dîne après 54 km de route. Tout tient bien. Jean arrive à Brooks à 17 h. Il a roulé pendant 6 h 30  pour franchir 137 km. Il choisit de coucher dans un motel pour partir très tôt demain (pas de tente à démonter…) afin d’arriver de bonne heure à Medecine Hat (109 Km). Ce soir, Jean en profite pour faire le lavage.

Mercredi le 25 Mai (JOUR 16)

Photo gauche : Route typique du sud l’Alberta  Photo Droite : Brume matinale hier matin

Photo gauche : Puit de pétrole  Photo droite : Jean a dit que c’était la première fois qu’il voyait un arc de brume.

Photo : Justin, le réparateur de vélo de Medicine Hat : dit le sauveur par moi.

À Brooks, ce matin, il faisait 3 C. Jean est parti à 6 h 30. Il roulait avec un petit vent de l’est. À 10 h 30, il a parcouru 60 km avec de petites montées et descentes. T de 8 C en a.m. et 18 C en p.m. Le bitume de la route et de l’accotement est neuf. Jean arrive à Medicine Hat à 13 h 35 chez le réparateur de vélo. Celui-ci examine le vélo: un rayon de cassé, une roue arrière voilée. Il dit à Jean : « Je peux changer le rayon et dévoiler la roue. Toutefois, par expérience, je sais que si je place un rayon neuf près d’un rayon plus vieux et que je dévoile la roue, c’est le rayon plus vieux d’à côté qui va casser lors du parcours et ce scénario va se répéter par la suite ». Jean se souvient très bien qu’un coéquipier (Salut Mario) a connu ce scénario de rayons qui cassent l’un après l’autre lors de l’expédition Goose Bay-Québec. Donc, installation d’une roue neuve avec rayons, pneu et chambre à air neufs. Avec ce nouveau pneu, il devrait pouvoir rouler 2 à 3 km. Jean achète 2 nouvelles chambres à air avec liquide (nouvelle technologie) qui permet de boucher les petits trous. Justin (le réparateur) nettoie le dérailleur, fait divers ajustements, vérifie les freins, la chaîne……Justin mentionne à Jean que Medicine Hat est la plaque tournante des cyclistes qui font la randonnée transcanadienne. C’est à Medicine Hat qu’ils font réparer leur vélo. Pour ceux qui arrivent de l’est, les rayons cassent après avoir franchi une grande distance. Pour ceux qui arrivent de l’ouest, les rayons cassent après avoir parcouru  le relief des Rocheuses. Jean repart du réparateur à 16 h. Il devrait rebrousser chemin de 10 km afin de tenter au seul camping du secteur (celui prévu au départ). Fatigué d’avoir poussé à vélo pour arriver tôt chez le réparateur afin que celui-ci puisse le réparer dans l’après-midi, Jean décide de coucher dans un motel près du réparateur. Il est content, le vélo est en excellente condition et il va pouvoir se reposer ce soir.

Il a roulé pendant 6 h 15  et a parcouru 119 km aujourd’hui. Depuis le départ, il a roulé 1 369 km (soit le 1/4 du trajet).

Jeudi le 26 Mai (JOUR 17)

Jean est parti de Medicine Hat à 8 h 15. T: 7 C. Il a roulé relaxe aujourd’hui malgré un vent de face de 30 à 40 km/h. Les conditions routières étaient très bonnes: bitume en bonne condition et beaucoup moins de trafic (même sur certaines portions du trajet; aucune auto, ni camion.). Le paysage est moins aride que les  deux derniers jours où il a traversé les Bad Lands (peu de culture, marécages…). Jean mentionne que certains paysages ressemblent aux Iles de la Madeleine sans la mer (collines verdoyantes) et parfois il retrouve quelques hameaux qui s’égrainent sur son parcours. Il arrive à Maple Creek à 13 h 45, après avoir roulé  85 km durant 4 h 40 à vélo. T: 20 C. Le camping où il tente est un magnifique site avec plusieurs commodités. Jean se sent en pleine forme !

Samedi le 28 Mai (JOUR 19)

Jean s’est levé à 5 h pour regarder la carte météo et décider s’il partait ou non. Il annonce de la pluie toute la journée sur son trajet. Pas encore de vent de l’ouest en a.m., mais possiblement en p.m. Il décide de partir. Il s’habille pour la pluie et part à 6 h de Swift Current. T: 11 C  vent sud-est 15 km/h. Toute l’avant-midi, il roule à la grosse pluie. Pendant 4 heures, il récite un mantra pour lui faciliter les conditions climatiques. À Morse, il arrête après avoir parcouru 60 km. Il pleut et le vent est encore de l’est. Toutefois, la carte météo indique que le vent change de coté à 13h. Donc, il mange et se repose à Morse. En effet, à 13 h le vent vient de l’ouest. 2e départ, il pleut encore, mais le vent est favorable. Jean arrive à Chaplin à 14 h 30. Il a roulé 5 h 30 et parcouru 92 km. T de 13 C à Chaplin. Jean se sent bien en forme physiquement. Toutefois, parfois c’est plus difficile psychologiquement.
À Chaplin, Jean couche dans un motel pour se reposer et faire sécher tous ses vêtements.

Dimanche le 29 Mai (JOUR 20)

Jean est parti de Chaplin à 6 h 30.  T: 10 C. ”YES”: LE VENT EST DE L’OUEST ET LE SOLEIL EST LÀ”. À 10 h 15, il arrête à Moose Jaw pour manger. Il a roulé 83 km avec le vent dans le dos. Il repart à 11 h 45 car il a passé à l’épicerie pour s’approvisionner. Par la suite, la route est belle. Toutefois, l’accotement est + ou – utilisable et parfois non utilisable car trop granuleux. Il roule sur la route. Jean mentionne que les camionneurs sont très respectueux. Ils se tassent complètement sur la voie de gauche. Certains même lui envoient la main. Jean est arrivé à Régina à 3 h 30. Il a roulé pendant 6 h 38 et a parcouru 164 km. Une belle et bonne journée. Il tente au King’s acres campground. T: 24 C. Depuis le début du voyage, Jean a roulé 1 844 km.

Lundi le 30 Mai (JOUR 21)

1 iere et 2 e photo: LA TENTE DE JEAN AU CAMPING DE GRENFELL: COMME VOUS POUVEZ LE CONSTATER, IL Y A PAS FOULE

Jean est parti à 5 h 50 de Régina: soleil, 6 C, vent de l’est. À 9 h 30, il a roulé 61 km. Il se sent très bien.  Le paysage est de plus en plus peuplé. Il y a plus d’arbres. Les villages sont plus rapprochés de l’autoroute #1. Jean arrive à Grenfell à 13 h 30. Il a roulé pendant 6 h 32. Jean a parcouru 119 km . Le bureau du camping est fermé, c’est inscrit mettre $15 dans l’enveloppe et la glisser dans l’ouverture. Il y a aucune tente sur le camping seulement 4 VR qui semblent inoccupés. Heureusement, la toilette et la douche sont accessibles. Jean monte sa tente. Demain (jour cocooning), il reste au camping car cela fait 8 jours consécutifs qu’il roule (bien que physiquement il se sent en pleine forme). Cela tombe bien car il prévoit, pour demain, de la pluie et de forts vents du nord avec des rafales à 37-38 km/h. Distance totale parcourue: 1 966 km.

Mardi le 31 Mai (JOUR 22)

PETIT RESTO-CAFÉ À GRENFELL, TENU PAR UN CHARMANT LIBANAIS. JEAN Y A PASSÉ UN PEU DE TEMPS LORS DE SON PASSAGE DANS LA RÉGION. LA MOYENNE D’ÂGE EST ASSEZ ÉLEVÉE.

Mercredi le 1er Juin (JOUR 23)

Jean est parti de Grenfell à 7 h 15: 6 C, soleil, vent N O 15 km/h. Le trajet se fait bien. Le paysage ressemble à St-Hyacinthe au Québec. Il arrive à Elkhorn à 14 h 30 après avoir parcouru 137 km. Jean a roulé à vélo pendant 5 h 57. Il tente dans un charmant petit camping municipal (la seule tente, 4 fifth wheel).

BYE BYE SASKATCHEWAN,

BIENVENUE MANITOBA

 

Jeudi le 2 Juin (JOUR 24)

Jean est parti d’Elkhorn à 6 h 30: 6 C, soleil, vent SE. Il a rencontré 2 cyclistes (début vingtaine) qui étaient partis de Vancouver une journée plus tôt (9 mai) que lui. Ils ont parlé ensemble une dizaine de minutes. Jean a roulé pendant 5 h 36 pour parcourir 113 km avec un léger vent de face sur tout le trajet. Il y avait peu de trafic sur la route. Il est arrivé à Brandon à 13 h. Seule tente sur le camping. Jean me dit: ”Aujourd’hui, c’est comme une petite journée tranquille au bureau”. Lavage en p.m. Présentement, nous avons uniquement une heure de décalage horaire.

Vendredi le 3 Juin (JOUR 25)

Photo : Brandon, Portage la Prairie

Jean a quitté Brandon à 6 h 30 avec un vent de face (Est) qui a été présent tout au long du trajet. Il n’a pas plu durant 2 h 30 au début du parcours. Toutefois, il a plu beaucoup et constamment durant les 4 heures qu’il a roulé par la suite.  Jean a limité les arrêts à un seul arrêt d’une heure. Il y avait peu d’endroits propices pour arrêter et s’il arrêtait, il gelait. L’accotement de la route était rugueux et garni de beaucoup de roches. Jean devait être constamment concentré. Heureusement, le trajet était généralement plat avec 2 petits vallons. Durant la journée, Jean a pensé à une phrase que l’on entendait à une certaine époque: ”GO WEST YOUNG MAN” et il s’est dit: ”GO EAST OLD MAN”. Jean est arrivé à Portage la Prairie à 13 h 30. Il a roulé pendant 6 h 36. Il a parcouru 122 km. Ce soir est un soir de gâterie car il couche dans un motel au sec.

Réponse à une question demandée: Les deux jeunes cyclistes que Jean a rencontrés hier habitaient à Toronto.

Samedi le 4 Juin (JOUR 26)

Photo : Portage la Prairie, Winnipeg East

Photo : Entre Portage la Prairie Winnipeg

Jean est parti de Portage la Prairie à 7 h 45: 16 C, soleil, vent dans le dos (NO). Pendant les 40 premiers km, il avait le vent dans le dos, puis le vent a changé de direction, il s’est tourné de côté. La route: le bitume était en très bonne condition. Le paysage:  des champs fraîchement semés. Arrivé à Winnipeg, l’entretien des routes laisse à désirer: bitume abîmé, grosses fentes…. Jean est  passé chez Mec pour s’approvisionner. Par la suite, il a été chez Olympia, le réparateur de vélo pour faire changer la chaîne du vélo et faire des vérifications. Puis, il est passé à l’épicerie pour le ravitaillement.  À Winnipeg, plusieurs personnes venaient lui parler. Il a rencontré aussi les 2 cyclistes torontois. Ils ont échangé sur les conditions climatiques (difficiles) d’hier. Il a aussi rencontré 2 autres cyclistes (qui habitent Windsor et qui font la traversée du Canada) qui voyageaient uniquement avec des sacoches sur leur vélo. Ils étaient partis de Vancouver le 14 mai. Aujourd’hui, Jean a roulé pendant 5 h 12. Il a parcouru 108 km. Les arrêts dans Winnipeg: 3 heures. Pour enfin, arriver à un motel à l’est de Winnipeg à 16 h : 19 C.

Dimanche le 5 Juin (JOUR 27)

Photo : Winnipeg East, Falcon Lake

Photo : Centre longitudinale du Canada

Photo : Falcon Lake avec superbe plage

Jean est parti de l’est de Winnipeg à 6 h 30: T 14 C, pas de vent. Il a roulé les 25 premiers km sur du bitume neuf et un accotement de 8 pi. Puis du 25e au 50e km avec un accotement de 2 pi et du 50e au 100e km sur la ligne blanche car accotement en gravier et du 100e au 126e km sur une route avec 6-7 pi d’accotement. La majorité du parcours s’est effectuée avec le vent dans le dos sauf les 10-15 derniers km avec un vent fort (25-30 km/h) de côté. Paysage: savanes de milieux humides qui alternent avec de la forêt de chaque côté de la route. Les mouches à chevreuils ont fait leur apparition (présence persistante). Dans une halte routière, Jean a rencontré un natif de la Mauricie qui a habité Calgary pendant 28 ans. Il a vendu sa maison dernièrement.  Il était en direction du Québec car il a loué une maison à Magog. Ils ont parlé ensemble pendant 1/2 heure. L’homme semblait avoir besoin de parler à quelqu’un. Il semblait triste et ambivalent par rapport au lieu où habiter. Jean mentionne que cette conversation leur a fait du bien.

Jean est arrivé à Falcon Lake à 13 h 30. T 22 C. Il a roulé pendant 5 h 18 et a parcouru 126 km.

Lundi le 6 Juin (JOUR 28)

 

Photo Gauche : Frontière Manitoba-Ontario -Photo Droite : Les cyclistes de Windsor

Photo Gauche : Route coupée dans le roc comme au Québec -Photo Droite : Paysages qui ressemblent à ceux du Québec

Photo : Paysages qui ressemblent à ceux du Québec

Jean est parti de Falcon Lake à 8 h 15. T: 14 C. Vent de côté. Il a roulé aujourd’hui avec le vent de côté pour la moitié du trajet et de face pour l’autre moitié (24 km/h avec rafale à 42 km/h) sur une route qui rencontre d’autres autos (accotement de 5-6 pi.). Toutefois, pas de mouches à chevreuil. Cependant, il y a des chenilles partout (beaucoup sur la route, sur la tente …). Ce matin, Jean est entré en Ontario. De voir ce décor qui ressemble au Québec: lac, forêts, route taillée dans le roc, lui a fait chaud au cœur. Il a rencontré un couple de 75 ans de Victoriaville qui était tout fiers d’avoir traversé le Canada en auto à leur âge. N’est-ce-pas charmant! Ils ont parlé ensemble 30 minutes. De plus, il rencontre fréquemment les mêmes cyclistes. Jean me dit que les échanges lors de ces rencontres se font facilement et sont bien agréables. Ce partage d’expériences fait du bien à tout le monde. Il est arrivé à Willow RV park & campground (après Kenora) à  2 H 45. Il a roulé pendant 4 h 53 et a parcouru 85 km. T: 16 C.

Jean est parti, il y a un mois (10 mai) et aujourd’hui, il est rendu à la mi-parcours (2 659 km de roulé). Le nombre de personnes qui l’accompagne tout au long des kilomètres (via les courriels) a grandi. Aujourd’hui, nous sollicitons votre générosité. Jean a choisi d’associer la randonnée transcanadienne à la levée de fonds pour la Maison de soins palliatifs du Littoral. Les besoins sont grands et les ressources peu nombreuses. Cette maison de soins palliatifs existe depuis seulement 5 ans. Elle a su créer un milieu de vie unique qui permet aux personnes en fin de vie de profiter de précieux moments avec leur proches. Donc, si cela interpelle votre cœur, vous pouvez contribuer en allant sur le site de la MAISON DE SOINS PALLIATIFS DU LITTORAL: www.mspdulittoral.com. Cliquez sur la photo de Jean et dans la fenêtre qui s’ouvrira, vous trouverez un rectangle vert ”Je donne pour la randonnée transcanadienne’ ou vous pourrez faire votre don.
Nous vous remercions de tout cœur.

Mardi le 7 Juin (JOUR 29)

Photo typique d’un beau lac avec une petite île.

Jean est parti de Willow campground (après Kenora) à 7 h. T: 8 C. Il a mis 1 h 30 pour rouler le 1er 20 km. Tout au long du trajet aujourd’hui, Jean a eu le vent soit de face (3/4 du trajet) soit de côté. L’intensité du vent était de modéré à fort sur un parcours avec des montées et des descentes en continue. Il est arrivé à Dryden à 15 h. Jean a roulé pendant 6 h 35. Il a parcouru 122 km. T à l’arrivée 11 C. Journée très difficile. Fatigue physique, mais surtout psychologique (affronter sans cesse les difficultés du parcours et surtout l’ennui de sa famille et principalement de sa chérie…). Jean couche au motel ce soir et prend une journée de repos demain (7e jour depuis le dernier repos…).

Mercredi le 8 Juin (JOUR 30)

Jean s’est reposé toute la journée. Il se sent mieux. Surtout depuis qu’il a appris que j’irai le rejoindre bientôt. Des ailes lui ont poussé dans le dos. Sa voix est plus légère et joyeuse. La pensée de ma venue l’encourage et l’enthousiasme.
Ma présence palliera à la solitude et le fait de venir en auto viendra alléger son voyage car la remorque se fait de plus en plus pesante dans les montées ou lorsque le vent est de face. Donc, nous ferons un bout de parcours ensemble à notre grande joie. Je pourrai l’alléger de la remorque et des sacoches possiblement. Jean reprend la route demain matin, le cœur léger.

Jeudi le 9 juin (JOUR 31)

Jean est parti de Dryden à 7 h. T : 14 C. Vent de face toute la journée (moyen, 15 km/h). Toutefois, sans rafale. Température agréable: 20-21 C. Cependant, les mouches à chevreuil sont sorties. Même en roulant, Jean s’est fait piqué à plusieurs reprises. Donc, les arrêts sont limités au strict minimum. Paysage: épinettes noires et lacs. Route avec accotement 1 pi 1/2. Il est arrivé à Ignace à 13 h 15. Jean a roulé pendant 5 h 47. Il a parcouru 107 km. Il couche au motel ce soir. Les gens de chaque région qu’il parcourt lui disent être surpris que le vent soit dans cette direction. C’est inhabituel.

Vendredi le 10 juin (JOUR 32)

Photo : Ignace, Upsala

Photo Gauche : Paysage repoussant (épinette dans milieu humide) Droite : Beau lac

Photo : Cycliste qui est partie de Niagara Falls le 1er mai avec remorque pour transporter son petit chien

Jean s’est levé à 5 h. Il m’a dit qu’il était ”crinqué” ce matin. Après avoir regardé la météo, il savait qu’il annonçait de la pluie au courant de la journée. Donc, il voulait arriver avant qu’il pleuve. De plus, son objectif était d’atteindre Upsala car de cet endroit le vent changera de direction dans la nuit et il l’aura probablement de dos. Jean est parti d’Ignace à 5 h 45 T : 15 C. Nuageux. Vent de face. Parfois, durant le parcours, le vent était fort et Jean se couchait sur son vélo pour rouler. Il a fait un seul arrêt (30 min) pour ne pas se faire prendre par la pluie. La température: 20-21 C  était parfaite pour pédaler. Pas de mouche à chevreuil aujourd’hui. Depuis English River, on est à la même heure. La route a encore un accotement de 1 pi 1/2. Toutefois, il est propre. Ceci sollicite moins son attention. Il n’y a pas beaucoup de trafic car il roule tôt dans la journée. Jean est arrivé à Upsala à 13 h 15. Il a roulé pendant 5 h 45 et a parcouru 110 km. Il est rendu à 3 001 km de roulés. Nous avons hâte de nous voir. Jean est de bonne humeur, confiant. Il m’a dit qu’il a hâte de monter allège des côtes de 800 m, 1000 m.

Samedi le 11 juin (JOUR 33)

Jean est parti d’Upsala à 7 h 45. T : 16C.  VENT D’OUEST: DANS LE DOS, YES! Les premiers 70 km, accotement de 6-7 pouces et les 39 suivants 7 pieds (gros budget pour ce bout de route…). Jean mentionne que c’était le festival du pick ”piné” avec une chaloupe: ACTIVITÉ DU SAMEDI: LA PÊCHE.  Pas de mouche à chevreuil. YOUPPI!  Les camionneurs font attention aux cyclistes, toutefois les motorisés se tassent peu sur la route et Jean s’est fait frôler à quelques occasions. Il a rencontré 2 cyclistes qui montaient une côte alors que Jean la descendait (pas le temps pour parler). Par la suite, il a rencontré un cycliste de 56 ans de Thunder Bay qui s’entraînait pour aller à Edmonton. Les cyclistes que Jean rencontrent (sauf 2) sont du même groupe d’âge que lui. Probablement des retraités. La majorité des cyclistes roulent uniquement avec des sacoches et couchent dans des motels. Jean est arrivé à Kakabeka Falls à 14 h. Il a roulé pendant 4 h 38 et parcouru 109 km. T : 18 C. Ce soir, il couche dans un motel.

Dimanche le 12 juin (JOUR 34)

Un dimanche nuageux et frais, 15 degrés. Jean s’est permis une petite journée. Il est parti ce matin du motel à Kakabeka Falls en direction de Thunder Bay. Comme il lui fallait faire le plein de certains aliments pas toujours facile à trouver, il s’y est arrêté pour faire ses achats, et a finalement décidé de passer la nuit là. Un 44 kilomètres en descente vers le lac.
En s’inscrivant au motel, le propriétaire a remarqué son accent français (on se demande pourquoi ) et a engagé la conversation dans cette langue. Il est d’Ottawa. Ils ont parlé bien sûr météo et Jean s’est fait dire que la région de Thunder Bay, à cause du lac, défie souvent les prévisions. “On attend la neige assis sur nos skidoos, et elle passe à gauche et à droite de nous”.
Quoi qu’il en soit, Jean n’est pas sûr de rouler demain: on prévoit encore de la pluie et plus frais.

P.S. Vous aurez remarqué le changement d’expéditeur. Denise a pris la route ce matin pour rejoindre sa flamme.

Lundi le 13 Juin (JOUR 35)

Bonjour tout le monde,

Pour Jean, congé aujourd’hui. Et une magnifique surprise: Denise est arrivée à Thunder Bay un jour plus tôt que prévu.
Quand on dit que l’amour donne des ailes…
Elle est arrivée vers 13 h 30 avec une petite lumière qui clignotait au tableau de bord: il était temps de changer l’huile, ce qui est fait.

Suivi du passage à l’épicerie et du souper (tôt, ils avaient faim et madame n’avait fait que grignoter depuis un moment).

On annonce beau demain et Jean a hâte de redécouvrir la route sur un vélo léger. Il se dirige vers Saut Ste-Marie, dans 700 km, en passant par Nipigon, qu’il espère dépasser d’une quarantaine de kilomètres demain.
Il s’attend bien sûr à rouler davantage dans les jours qui viennent. Après tout, il ne reste que 2 000 km et compléter son périple vers le 1er ou 2 juillet lui plairait bien.
Mais devant lui, bien des motels sont fermés et il y a peu de camping. Donc le camping sauvage est à prévoir…

Mardi le 14 juin (JOUR 36)

Bonjour tout le monde,

Ce 14 juin, une journée sensationnelle! Jean a découvert le bonheur de rouler complètement allège. Sans même les sacoches, ce qu’il ne fait jamais. Résultat: une moyenne horaire augmentée de 5 km. On peut en faire du chemin comme ça: 173 km, rien de moins.

Il est parti de Thunder Bay à 7 h 15 et a fini sa journée à 16 h 15, avec deux heures d’arrêt à travers ça. Jusqu’à Nipigon, il n’y avait même pas de vent. Mais après avoir tourné en direction de Rossport, il a retrouvé un vent de face, mais pas constant. Et pour faire bonne figure, on parle d’un 1 200 mètres de montée et descente.
Ne vous fiez pas à l’estimation fournie par Google Maps: 10 h 10, Jean l’a fait en 7 h 15 !

Pour ceux qui se demande comment il fonctionne avec Denise (qui se tape l’intendance, qu’est-ce qu’elle est fiiiiine), ils se donnent des rendez-vous réguliers à peu près aux 60 km. Ah les tourtereaux !

Rossport n’est vraiment pas équipée pour accueillir les campeurs, alors ils se sont trouvés un superbe coin juste au bord du lac Supérieur, avec une table à pique-nique en prime. On les envie.

Jean m’a envoyé quatre photos de la journée. Pas triste !

Mercredi le 15 juin (JOUR 37)

Bonjour tout le monde,

Des conditions météo idéales aujourd’hui au lac Supérieur: nuageux, 19-20 degrés. Un léger vent de face pendant la première moitié du trajet, et après: zéro. Comme Jean s’était gâté hier et qu’il avait un peu moins d’énergie dans les pattes ce matin, il a écouté les conseils de son entraîneure et s’est arrêté après 117 km. Elle lui avait suggéré de tempérer un peu ses ardeurs 🙂 et d’attendre des segments de route avec moins de dénivelés pour y aller à fond. Et il faut toujours écouter son entraîneure !

Le trajet était très beau aujourd’hui, avec une route souvent taillée dans le roc. Il y avait quand même plusieurs chantiers de construction, qui avec leur circulation sur une voie seulement, brisaient un peu le rythme.

Donc, après un départ de Rossport vers 7 h 30 ce matin, Jean était rendu à Marathon à 14 h 30. Une ville de 3 500 habitants, avec Canadian Tire et resto A@W. Il lui a fallu quitter la 17 pour s’y rendre. Marathon est situé en bordure du lac Supérieur à 7 km de la 117.

Et à l’arrière de la ville se trouve le petit lac Penn Lake. Sur les rives duquel on trouve le Penn Lake Park and Campground. Même si le nom n’est pas très original, le site, lui, est excellent, selon nos deux voyageurs. Et tranquille, selon les photos.
Le lavage est fait, le souper s’en vient, et on se couche tôt pour être en forme demain.

Bonne soirée !

Jeudi le 16 juin (JOUR 38)

Bonjour tout le monde,

Lorsque j’ai reçu des nouvelles de Jean à 17 h 15, il venait de compléter sa journée. Une journée de 10 heures pendant lesquelles il a dévoré 178 km, jusqu’à Wawa. Tout en s’accordant quelques petites pauses et un arrêt dîner bien sûr. Ce qui ne lui a laissé que 7 h 18 pour pousser les pédales! Je vous laisse calculer sa moyenne .

Un beau ciel bleu au-dessus et 26 degrés tout autour, avec un petit vent de face tout le temps. Et comme ils se sont aperçus qu’il n’y avait pas de réseau entre Marathon et Wawa, Denise ne s’est jamais tenue très loin, au cas…
La surprise de la journée a été la rencontre de trois jeunes cyclistes, on parle de 18 ans, qui faisaient Québec/Vancouver. Un des trois avait brisé un rayon de roue. Je suppose que cela vous rappelle la même mésaventure vécue par Jean le 24 mai dernier. L’expérience lui a permis d’encourager le jeune homme à se rendre à Thunder Bay pour la réparation, à la condition d’y aller mollo sur les secousses et le frein arrière.
En passant, ce jeune homme vit à Saint-Nicolas, à seulement quelques kilomètres de chez Jean! Quand on dit que le monde est petit.

Pour ce soir, camping au (célèbre?) Wawa RV Resort and Campground. Pas besoin de vous dire où il se trouve je pense.

Et selon Denise, on a autant sinon plus besoin de répulsif à insectes que de protection solaire par là-bas…

Bonne soirée!

Vendredi 17 juin (JOUR 39)

Bonjour tout le monde,

Pour ceux qui ne le savaient pas encore (dont moi), le réseau téléphonique à partir de Wawa jusqu’à une cinquantaine de kilomètres de Saut Sainte-Marie est des plus faibles. Genre inexistant. Ce qui fait que je n’ai reçu des nouvelles de Jean qu’aujourd’hui le 18, lorsqu’il était rendu là.

Le 17, notre ami a roulé 114 km de Wawa jusqu’à Montreal River Harbor. Il a rejoint cette petite place après 5 h 18 de travail. Pour s’y rendre, lui (et Denise) ont traversé le Lake Superior Provincial Park.
Pour Jean, il s’agissait d’une belle section, sans vent, sous un soleil radieux et une température de 28 degrés. Beau et chaud, quoi.

Pour Denise, une section plus intéressante, car les installations du parc donnent beaucoup d’informations sur l’occupation humaine de la région.

Ils se sont installés au camping situé sur le promontoire, tout en bordure du lac, avec une vue spectaculaire. Et pour une fois, Denise a pu faire de la plage en attendant son prince charmant (et suant un peu, j’imagine).

Une excellente journée, donc.
P.S. Vous remarquerez sur la carte que le port de Québec est situé sur une petite île du lac Supérieur…

Samedi le 18 juin (JOUR 40)

Bonjour tout le monde,

Fini le lac Supérieur. On passe au suivant. Salut lac Huron!

Il faisait beau et chaud par là-bas: 29 degrés bien ensoleillé. Et de Montreal River Harbour jusqu’à Sault Sainte-Marie (120 km) pas de vent notable. Ce n’est qu’ensuite, et jusqu’à Bruce Mines, que Jean a profité d’un vent de dos. Avec quand même la sensation d’une température assez fraîche. Curieux. En tout cas, il aura roulé un autre 179 kilomètres sans problème.

Jusqu’à Sault Sainte-Marie, c’était encore le décor de forêts qu’il a suivi depuis un bon moment. Mais ensuite, changement: c’est la campagne, champs, chevaux, et petits villages. Il est sorti du bois! Même qu’il y a moins de moustiques…
Nous sommes en fin de semaine, alors sur la route, c’était reparti pour le festival du pick-up-chaloupe à moteur. Une activité prisée de la région! Mais les gens sont quand même prudents et respectent le pauvre cycliste.
Et pendant ce temps, Denise profite du décor pour se gâter à faire de la photo.

Ce soir, ce sera motel et restaurant. Après tout, c’est samedi!

Dimanche 19 juin (JOUR 41)

Bonjour tout le monde,

Décidément, notre Jean a enfilé ses bottes de sept lieux ces jours-ci. Et on roule: un autre 169 km.
Après un départ vers 8h (serait-ce la grasse matinée qui le guette?) Jean est accompagné pendant 72 km par un bon vent de côté, jusque vers 11 h 30. Mais après, le vent tourne pour lui. Ce qui lui donne des ailes et une moyenne de plus de 30 à l’heure jusqu’à ce qu’il décide que la journée a été assez longue. Il est rendu à McKerrow.
McKerrow, sur Google Earth, c’est une dizaine de rues qui  ne semblent pas des plus trépidantes, mais où on trouve deux motels (et un quoi? un Tim Horton?)

Jean me dit que pour la suite, les motels seront de rigueur à la fin des très longues journées de route.

Il semblerait aussi que la journée a réservé à Denise une surprise: de sa voiture arrêtée, elle voit passer derrière elle… un ours noir! Mais il est passé trop vite pour la photo…
Ce qui ne l’a pas empêché de profiter des plages du lac Huron, de lire un bon bouquin. Dur dur la vie de coach.

Lundi 20 juin (JOUR 42)

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui, vers 15 h 30, j’ai reçu un appel de Jean. Il venait, un demi-heure plus tôt, de finir sa journée. C’est la pause ce soir à West Nipissing.

Étant parti de McKerrow à 6 h 30 le matin, Jean a roulé 159 km, jusqu’au motel Lincoln de West Nipissing. À son arrivée, il était 6 h18.  Il a fait une bonne moyenne de 25 à l’heure avec un sympathique vent de dos tout le long, 27-28 degrés.

Beau décor “un peu de tout” aujourd’hui: champs, forêts, campagne…  et au loin des nuages d’orage. Qui restent au loin ce qui est très bien.

En spécial ce matin, le segment de route le plus affreux de tout son voyage (à date ). 60 km entre McKerrow et Sudbury. Pas de piste pour vélo: l’asphalte trrrrès abîmée, une bordure de 7-8 pouces de largeur, brisée, encrassée, mettez-en. Mais quand faut y aller, faut y aller!

Du côté de Denise, la journée était un peu longuette, sans vraiment de sites intéressants pour s’arrêter et lire, marcher ou méditer. Mais bon, tout passe…

Une surprise cet après-midi, lorsque Monsieur et Madame ont réalisés que West Nipissing est très francophone: à l’épicerie, au moins les 2/3 des gens s’interpellaient en français! Gros changement.

Et grosse journée au programme demain. Passé North Bay les infrastructures d’accueil seront rares.

À suivre,

Mardi le 21 juin (JOUR 43)

Bonjour tout le monde,

Désolé du retard, les pannes de courant causent parfois de ces inconvénients…

Le 21, solstice d’été, est la journée la plus longue de l’été. Vous me voyez venir: c’est aussi le segment de route le plus long que j’ai vu Jean faire à date: deux cents kilomètres. Et je l’écris au long, parce que je trouve çà pas mal très long!

Pour bien faire, c’était aussi “ la ” parfaite journée. Jean me semblait encore sur un petit nuage au téléphone.
Décollage réussi de Nipissing Ouest à 6 h 15, conditions de vent géniales (15-20 km/hre de dos tout le temps). Atterrissage impeccable à Deep River à 16 h. Après quand même 1 300 mètres de montées et descentes. Jean et son vélo ont tenu un moyenne de 26 km/hre!

La plus belle route sous ses roues depuis… depuis.  Un superbe décor de beaux lacs et chalets. Une impression générale comment dire, plus cossue, plus confo.

Denise en a profité aussi. Avec de belles haltes au bord de lacs, à travers de grandes forêts de pins géants. Belles places pour se gâter avec deux séances de tai chi!

La route passe vite. Assez vite même pour que Jean anticipe une fin de trajet plus rapprochée. Il ne reste que 674 km. Jean vise son arrivée à Québec pour dimanche le 26.

Mercredi le 22 juin (JOUR 44)

JEAN EST AU QUÉBEC!

L’aie-je écrit assez fort? Jean m’a appelé tout à l’heure de Gatineau, oui les amis. Ce qui veut dire qu’il n’a pas battu son record d’hier, mais de peu s’en faut: il a roulé 195 kilomètres. Il s’est arrêté vers 16 h, après avoir fait une moyenne de 27,3 km/hre.
Il semble décidément que Eole l’appuie sans vergogne: le vent suivait le tracé de la route!

Dans sa journée, Jean n’a perdu qu’une demi-heure. Vous vous souvenez du pneu qu’il avait dû changer à Medecine Hat? Celui qui devait faire un bon 1 000 kilomètres? Et bien après 2 ou 3 000, vous pouvez croire qu’il était usé à la corde. Il a rendu l’âme, tout essoufflé, et Jean a dû le changer. Paix à son âme de caoutchouc.

Commentaire de notre cycliste: ” au Québec, tout est plus beau, plus… ” . (Et ce n’est pas de l’esprit de clocher, j’ai pris la peine de vérifier.)

Pour Denise, la journée était longue, elle n’a pu que laisser le temps au temps…

Mais en fin de journée, la partie difficile commençait. Le cycliste et l’automobiliste devaient se retrouver, et les pistes cyclables ne rendent pas ça aisé. Un vrai plat de spaghettis.
Quoi qu’il en soit, ils sont ce soir au motel Châteauguay, bien contents.

Jean arrive à Québec

Bonjour à tous,

J’ai encore de la misère à y croire. Et pourtant, Jean arrivera bien à Québec samedi le 25 juin.

Évidemment, il faut souligner un tel événement. Et bien!
C’est pour cela que Denise vous invite tous à accueillir son cycliste préféré, samedi le 25, à 16 h, au 1104 chemin Vire-Crêpes à Lévis (autrefois chemin St-Joseph). Elle aimerait d’ailleurs savoir combien désirent être présents. Vous pouvez m’en aviser par retour de courriel.

Les émotions, ça creuse. Il y a donc un souper communautaire prévu, sur le principe du pot luck. Vous apportez ce que vous aimez (j’espère bien! ) et Denise se réserve le dessert pour tous.
Pour cette raison, ce serait gentil de me faire savoir en même temps qui reste pour manger.

Au programme de la soirée, il y a le feu de camp, qui est déjà tout prêt, et si les émotions un peu plus fortes vous tentent, vous pouvez apporter des feux d’artifices. Quelques étincelles feraient bien, non?
Tant qu’à y être, des chaises de parterre seraient utiles, et pour ceux et celles qui préfèreraient ne pas reprendre la route ce soir là, il y a beaucoup de place pour installer votre tente.

Il ne faut pas oublier que si Jean a accompli un tel périple, ce n’était pas que pour lui-même. Il l’a fait également pour nous encourager à aider les autres. C’est pour cela qu’il s’est associé à la Maison de Soins Palliatifs du Littoral de Lévis. Faire un don, c’est aider.

La maison de soins palliatifs du littoral

Jeudi le 23 juin (JOUR 45)

Bonjour à tous,

Comme je lui disais en rigolant, notre ami Jean décline un peu: 200 km par jour, 195 km par jour, et hier le 23, 193 kilomètres.

Il était parti de Gatineau vers 6 h 45, et ce n’est qu’à 16 h 30 qu’il a complété sa journée.

La route était très agréable, au bord de l’Outaouais, et vers St-Eustache, Jean roulait dans un décor de belles demeures, avec de grands arbres de chaque côté du chemin, qui lui faisaient de l’ombre. Tout un changement par rapport aux grandes plaines de l’Ouest!

D’excellentes conditions météo encore, mais toute une densification de l’humanité autour! Ils avaient prévu St-Eustache comme point d’arrivée de la journée, mais allez donc vous trouver une place pour la nuit là-bas la fin de semaine de la St-Jean. Ils ont donc roulés jusqu’à Terrebonne. Avec beaucoup de congestion sur les routes. Ce qui a obligé à bien du “viraillage dans le traffic”.

Et incident adrénalisant pour Denise: un chevreuil qui s’est avancé sur le bord de la route devant elle. L’animal a heureusement stoppé net et rebroussé chemin. Et heureusement aussi les conducteurs ont pu ralentir à temps!

Vendredi le 24 juin (JOUR 46)

Bonjour tout le monde,

Une belle petite avant dernière journée pour Jean dans son périple pan canadien. Il est parti ce matin à 7 h 30 de Terrebonne pour rouler jusqu’à Gentilly. Un léger 148 km donc. Au départ, il se demandait s’il s’arrêterait à Trois-Rivières, mais finalement c’est Gentilly qui a remporté le prix. Il lui fallait bien sûr traverser le fleuve, ce que la navette Denise lui a permis de faire aisément. Le pont Laviolette n’est vraiment pas conçu pour les vélos je crois.
Jusque vers midi, il avait un vent de face, mais ensuite, il s’est replacé dans le bon sens (pour Jean). Il a donc pu faire une moyenne de 20-25 km/hre aujourd’hui.

Le parcours sur la rive nord était absolument magnifique le long de la 138. Pensez au lac St-Pierre…
De son côté, Denise ne faisait pas qu’offrir le service de navette. Elle a eu assez de temps pour profiter des plages, cueillir des fraises sauvages. Bucolique à souhait! Et comme pendant ce temps la tortue continuait à rouler, elle a dû lui téléphoner pour se rappeler à son bon souvenir.
Ils se sont donc trouvés un motel à Gentilly. Disons seulement qu’il a fallu discuter avec le tenancier pour qu’il respecte le prix affiché sur internet. Mais ils ne passeront pas leur dernière nuit de voyage sur le bord du chemin…

La fin donc de ce long périple, demain. Et si vous voulez vous présenter chez Jean une demi-heure plus tôt que prévu (vers 15h 30), il ne devrait pas y avoir de problème.

Ceci était je pense ma dernière participation à cette rubrique. J’ai eu beaucoup de plaisir à vous rapporter les commentaires de nos amis sur la route.
Merci,

Marc Archambault

Dernier mot de Jean

Bonjour tout le monde,

C’est avec une très grande joie que j’ai retrouvé ma famille et mes amis à mon retour. L’accueil a été extraordinaire, ça faisait chaud au coeur de revoir tout le monde et de me retrouver chez moi après 46 jours d’absence. C’est difficile pour l’instant de mettre des mots sur toute cette expérience et d’en saisir les impacts. Je vais prendre le temps de décanter pour que tout se clarifie. Je suis techniquement à la retraite depuis le 18 mars mais dans les faits elle commence maintenant.

Je vous remercie pour les dons à la Maison de soins palliatifs du Littoral et vous souhaite un très bel été!

Au plaisir de se rencontrer!

Amicalement et affectueusement,

Jean


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